La Mort de Danton

Georges Büchner / Irène Bonnaud / Groupe 8

Vend. 20 et Sam. 21 juin à 19h30

Dim. 22 juin 2014 à 16h00

à l’Amin-Théâtre - Friche des Lacs de l’Essonne

 

Dim. 6 juillet 2014 à 22h00

Au Festival au Village de Brioux sur Boutonne 

 

Traduction et mise en scène : Irène Bonnaud.

Lumières et régie générale : Xavier Gruel

 

Spectacle de fin de 2ème année

des élèves en orientation professionnelle :

Djalill Boumar - Déborah Dozoul - Ferdinand Flame - Robin Francier - Hugo Kuchel - Malo Martin - Louise Pascal - Jeanne Peylet - Séphora Pondi - Aline Ricard - Sébastien Thevenet

 

 

La pièce raconte un épisode célèbre de la Révolution Française, « la chute des factions » - elle se déroule entre l’exécution des Hébertistes le 24 mars 1794 et celle des Dantonistes ou « modérés » le 5 avril.

Lorsqu’il l’a été écrite, Büchner avait 20 ans. Il attendait que la police vienne l’arrêter à cause du tract révolutionnaire qu’il avait fait distribuer dans les campagnes de Hesse. La plupart de ses amis étaient déjà en prison. Il cherchait à les faire évader et à trouver un moyen de fuir la France. C’était une situation extrême, et le texte a été écrit dans cette urgence – Büchner s’est certainement identifié à ses personnages qui sont jeunes, mais épuisés avant l’heure par les 4 ou 5 années qu’ils viennent de vivre, les nerfs à vifs.

C’est intéressant de travailler la pièce avec des comédiens aussi jeunes que les personnages de la pièce, aussi jeunes que son auteur, et qui auraient pu aborder le travail en pensant que la Révolution Française n’est plus pour eux que matériau mort, relique. L’actualité politique donne en vérité chaque jour preuve du contraire et la pièce de Büchner est un bon chantier pour s’en rendre compte, elle détruit les bustes des grands hommes mais montre l’histoire en train de se faire, « la création, incandescente, bouillonnante, lumineuse, qui se réinvente et renaît à chaque instant », comme dit Desmoulins dans la pièce.

Irène Bonnaud.

 


Un train la Nuit

Nicolas Rouxel-Chaurey / Groupe 9

Travail dirigé par :

Nicolas Rouxel-Chaurey  

 

Avec les élèves du Groupe 9 :  

Ingrid Bellut - Alyssia Chich - Claire Chust - Clara de Pin Charles Guerand - Cloé Lastère - Perrine Livache

Florian Miguel - Arthur Mirat - Saeed Mirzaei

Noémie Pasteger - Camille Radix -  Hugo Roux

Lucas Wayman - Anja Zasada.

Un Atelier d’Arts Plastiques à l’EDT 91.

 

Dans le temps de l’atelier d’arts plastiques intitulé « Un train dans la Nuit », les élèves de l’EDT91 ont été encouragés à poursuivre leur formation d’acteur en passant par la contrainte des matériaux pauvres (papier journal, ficelle de facteur, bois de palette…).

Suggérant d’analyser des films, des sons, des photographies, des peintures, des œuvres des arts contemporains, chacun a aussi été invité avec bienveillance à se rappeler la grande importance de l’écriture manuscrite, du dessin, de l’empreinte. 

Cet atelier défend le sens du cheminement, du trajet, du parcours atypique pour réfléchir à tout ce qui peut nourrir l’identité et l’imaginaire du comédien, à tout ce qui se passe en amont du moment où on monte sur scène, se présentant au public dans le fragile instant d’une gare ouverte passé minuit.

Nicolas Rouxel-Chaurey.

 


Qu'est-ce qu'ils disent sur le pré ?

Philippe Minyana / Jacques David / Groupe 9


Travail dirigé par : Jacques David - avec la complicité de Philippe Minyana

Composition musicale pour les chansons : Joël Simon / Régie Générale : Xavier Gruel

 

Avec les élèves du Groupe 9 :   Ingrid Bellut - Alyssia Chich - Claire Chust - Clara de Pin

Charles Guerand - Cloé Lastère - Perrine Livache - Florian Miguel - Arthur Mirat - Saeed Mirzaei - Noémie Pasteger - Camille Radix - Hugo Roux - Lucas Wayman - Anja Zasada.

 

En mars 2013 Christian Jéhanin m'a fait la demande de contacter Philippe Minyana pour une résidence d'auteur sur trois années avec le groupe 9.

Philippe fut immédiatement enthousiasmé par l'idée d'écrire pour les jeunes acteurs mais aussi de les accompagner tout au long de leur cycle de formation à l’EDT91.

Alors, l’auteur s’est installé dans sa chambre, avec ses livres, ses photos, ses articles, et ses vies ; pour nous faire voyager par la puissance de sa littérature, aux creux des lits, dans les maisonnettes de la dispute, dans les vents des chemins bordés de prés, d’où résonnent d’entre les arbres, les cloches d’un village jamais très loin de l’oubli.

L’idée d’une trilogie a vu le jour. Une aquarelle de couleurs, qui se chevauchent dans le temps, pour nous révéler les tableaux de nos paysages.

Au regard de ce projet, il m’est apparu très clairement que le travail de plateau, la mise en scène, devait avoir l’apparence d’une esquisse. Une esquisse d’où surgirait les instantanés et les présents du texte.

Il m’a semblé essentiel de mettre en place un work-in-progress où chaque comédien serait le créateur, l’auteur de son jeu. Un work-in-progress où chacun serait en étroite collaboration avec Philippe Minyana, afin que l’inventivité collective questionne par le plateau, le jeu de l’écriture.

 

Premier volet de la trilogie : « Qu’est-ce qu’ils disent sur le pré ?».

Une mère retrouve sa fille 20 ans après son enlèvement. Elles ne se reconnaissent pas. De part et d’autre « l’instinct » maternel et filial ne suffit pas à restaurer une intimité affective. L’une préfère sa petite morte, et l’autre sa mère d’enlèvement. Et puis, comme toujours, il y a les frères, les oncles, les voisins qui s’immiscent et qui prennent la parole. Et puis … il y a les … cloches, les prés, … les orages, et … puis il y a ... les … autoroutes A4 … le feu… et puis il y a une chanson.

Jacques David.

Présenté le vendredi 30 mai 2014 à l'EDT91.

 


Moi, veuve de l'empire

Sony Labou Tansi / Felhyt Kimbirima / Groupe 8

Sous la direction de Jean-Felhyt Kimbirima

avec les élèves du Groupe 8 :

Djalill Boumar - Déborah Dozoul - Ferdinand Flame - Robin Francier

Hugo Kuchel - Malo Martin - Louise Pascal - Jeanne Peylet  - Séphora Pondi

Aline Ricard - Sébastien Thevenet.

 Lumières et régie générale : Xavier Gruel

 

Notre travail sera basé sur l’interprétation autour des textes de l’auteur et metteur en scène congolais Sony Labou Tansi. Nous nous servirons des textes (pièces de Théâtre, nouvelles…) de cet auteur comme matériaux de base afin de faire découvrir et d’accompagner les élèves vers une forme théâtrale qui puise ses racines dans le théâtre Kinguizila ou Théâtre de la Guérison ; théâtre dont je m’inspire aussi pour expérimenter et développer une autre démarche de formation d’acteur au niveau de l’interprétation « Le Kuénda Vutuka ou aller retour ». Cette forme de Théâtre que j’appelle aussi un théâtre de survie, met au centre l’acteur, amène l’acteur à être à « l’endroit » afin d’établir un lien direct visible ou invisible entre lui et le public ;

 

· Un travail sur « le dire et le corps ».

· « Le silence et le vide » comme moyen d’être à « l’endroit » dans le jeu d’acteur.

Jean-Felhyt Kimbirima.