La Déplacée

Heiner Müller / Bernard Bloch / Groupe 8

VENDREDI 19 / SAMEDI 20 JUIN  -  20h     //     DIMANCHE 21 JUIN  - 16h

à l'Amin Théâtre -  Viry Châtillon

 

Mise en scène : Bernard Bloch - Lumières et scénographie : Xavier Gruel

Traduction : Maurice Tadzman et Irène Bonnaud.

Musique : Joël Simon

 

avec les élèves du Groupe 8 :

Djallil Boumar, Déborah Dozoul, Ferdinand Flame, Hugo Kuchel, Jeanne Peylet,

Robin Francier.

et  Agathe Herry (G6), Carla Gondrexon (G5) et Juliette Parmantier (G7). 


Cette pièce sur la réforme agraire en République Démocratique Allemande dans les années 50 - que Müller considérait à la fin de sa vie comme la meilleure de ses pièces – n'a jamais été montée en français. Elle décrit avec toute l’innocence d’un jeune communiste et sur le ton d'une tragi-comédie politique roborative, les fautes originelles du « socialisme réellement existant ». Elle sera interdite par le SED le soir même de sa création en 1961 et Müller sera exclu de l’Union des écrivains de la RDA ...

Pièce atypique et déjantée, c'est une rareté qui nous éclaire de façon drolatique sur les origines de l’échec du socialisme réel dont nous subissons aujourd’hui encore les conséquences, en ce que cet échec sert à disqualifier toute velléité émancipatrice.

Le théâtre d'aujourd'hui s'intéresse plus souvent aux trajectoires individuelles qu'aux destins collectifs, à la petite histoire qu'à la Grande, et elles mettent trop rarement en scène les "gens du peuple".

"La déplacée" a offert l'occasion aux élèves comédiens de l'EDT 91 de travailler à l'incarnation de personnages qui importent plus par ce qu'ils représentent que par ce qu'ils sont, et dont le "moi intime" est déterminé par la place qu'ils occupent dans une société donnée autant, sinon plus, que par leur idiosyncrasie. Figures représentatives des diverses couches d'une société, c'est par cette incarnation vivante que surgira leur humanité. Rares sont les textes contemporains qui, comme celui-ci, se confrontent à un théâtre politique, critique et cependant narratif.



Le Prince travesti

Marivaux / Etienne Pommeret / Groupe 9


La Nuit arabe

Roland Schimmelpfenning / Cécile Cholet / Groupe 9


Construire un héros / Détruire un héros

Valérie Blanchon / Groupe 9

 

Avec les élèves en deuxième année du Groupe 9 : Ingrid Bellut - Alyssia Chich - Claire Chust - Clara de Pin - Charles Guerand - Cloé Lastère - Perriche Livache - Florian Miguel - Saeed Mirzaei - Noémie Pasteger - Camille Radix - Hugo Roux - Lucas Wayman - Anja Zasada.

 

SAMEDI 14 FEVRIER  -  19h30

au Théâtre de l'Agora -  Scène nationale d'Evry et de l'Essonne - Evry

 

Le Héros : résiste à l'oppression, déclare son amour, tente le tout pour le tout, dit la vérité, affronte la peur, ouvre les yeux, rit dans l’adversité, provoque tout ce qui est plus grand, plus fort, plus violent que lui, se bat pour une idée, pour son amour, s'oppose au tyran, enterre son frère, échoue, dérive, se fourvoie, voyage autour du monde ou de lui-même, s’avance en terrain non-conquis, quitte sa maison, dit adieu, interpelle les Dieux.  

A l’opposé, l’anti héros s’enfuit, à toutes jambes…

A la fin du cycle victorieux, le héros, détruit et défait, circule dans l’inconscient collectif sous forme de manque, de souvenir, d'appel d’air...

 

Face à ces figures, l’interprète prend son élan et saute par dessus sa peur d’incarner tout cela qui lui ressemble pour une part mais qu'il n'est pas, et qu’il tente de rejoindre.

Chacun aura une scène de quatre minutes pour s’essayer à ce saut.

Plonger, basculer, convoquer la situation, faire résonner le style et la pensée, et peut-être rencontrer un héros, en lutte ou en débâcle.

En quelques minutes, s’approprier et donner en partage un petit coin du ciel d’une œuvre, s’approcher du point de vue lumineux des grands textes classiques, modernes ou contemporains. 

Valérie Blanchon.

 

« Essayer encore. Rater encore. Rater mieux » - Samuel Beckett.

 

 

 


L'Espace Furieux

Valère Novarina / Nicolas Struve / Groupe 8

 Mise en scène : Nicolas Struve

Avec les élèves en troisième année du Groupe 8 : Déborah Dozoul, Ferdinand Flame, Robin Francier, Hugo Kuchel, Jeanne Peylet et Aline Ricard

 

SAMEDI 31 JANVIER  -  20h     //     DIMANCHE 1er FEVRIER  - 16h

au Théâtre Jean Dasté -  9, rue du Dr Vinot - Juvisy / Orge

 

[…] J’accusais sans arrêt l’humanité à la place de moi ; je lui lançais par la fenêtre du huitième B chaque beau matin sept heures pétantes : « Hé, l’hinunanité, l’huninanivité, l’humninularde, la volatilisée, l’huminullerie, la limitée. » Moi, elle m’épelait ihomme ! i-homme ! force sans âme, l’animal inanimé, la cervelle métallique… […]

L’Espace Furieux – Valère Novarina

 

L’acteur est aujourd’hui, plus que tout humanologue, programmaliste, sociologueur, recteur légiste, celui qui en sait le plus sur la pratique mentale pure, l’usure parfaite, la combustion du corps et de l’esprit, la renaissance psychique, le rêve et les records de résurrection, sur la chute, la gloire, la rechute, sur les sources, sur le saut ; il en sait mille fois plus que tous les spécialistes en tout (psychique comparée, chimie du noyau, médecine sportive), parce qu’il est le seul à être dans l’impossibilité vitale de distinguer son corps de son esprit, le seul condamné à avancer toujours tout entier en même temps, le seul dont tout mouvement vient de l’esprit et toute pensée passe trente fois par le laboratoire dedans.

 

Le Théâtre des Paroles – Pour Louis de Funès – Valère Novarina.


Septième Ciel

Caryl Churchill / Aurélie Van den Daele / Groupe 8

Mise en scène : Aurélie Van Den Daele.

Lumières et scénographie : Xavier Gruel.

Avec l’aide d’Ophélie Cuinot Germain.

Groupe 8 : Déborah Dozoul, Robin Francier,

Ferdinand Flame, Hugo Kuchel, Jeanne Peylet et Aline Ricard.


« Les amants de ma femme, la femme de mon amant, vivent en concubinage dans mon      appartement. C’est le monde à l’envers quand t’es au septième ciel…. »

Mais qui ne voudrait pas l’atteindre ?

 

A travers deux ères de l’Angleterre, l’époque victorienne et la fin des années 70, Caryl Churchill brosse en deux actes le portrait au vitriol d’une famille prétendument idéale. Rongés par leurs conditions sociales et sexuelles, les personnages tentent de respecter les conventions : l’homme doit être viril et guerrier, le garçon ne doit pas jouer à la poupée, les filles, futures mères de nos sociétés doivent obéir et rester à leur place. Pour que ce fond puisse être intelligible, Caryl Churchill choisit une forme réjouissante qui évite les écueils du côté moralisateur ou didactique : elle propose une distribution qui questionne le genre et la classe sociale : ainsi la mère et épouse est jouée par un homme, le jeune garçon en quête d’identité par une fille, le Boy par un blanc. Alors tout est permis et tout crée des

distorsions entre les enjeux de l’histoire et ceux du plateau. Un régal d’acteurs….

Auteur émérite éminemment connue en Angleterre et en Amérique, Caryl Churchill a toujours travaillé à bousculer les conventions et les codes de la forme théâtrale pour réinventer la fable.

Aurélie Van Den Daele.

 

Présenté le 19 décembre 2014 au Théâtre de l'Agora - Scène nationale d'Evry et de l'Essonne

 

 


Ne m'oubliez pas

Philippe Minyana / Jacques David / Groupe 9

 

Travail dirigé par : Jacques David - avec la complicité de Philippe Minyana

Composition musicale pour les chansons : Joël Simon / Régie Générale : Xavier Gruel

 

Avec les élèves du Groupe 9 :   Ingrid Bellut - Alyssia Chich - Claire Chust - Clara de Pin

Charles Guerand - Cloé Lastère - Perrine Livache - Florian Miguel - Arthur Mirat - Saeed Mirzaei - Noémie Pasteger - Camille Radix - Hugo Roux - Lucas Wayman - Anja Zasada.

 

En mars 2013 Christian Jéhanin m'a fait la demande de contacter Philippe Minyana pour une résidence d'auteur sur trois années avec le groupe 9.

Philippe fut immédiatement enthousiasmé par l'idée d'écrire pour les jeunes acteurs mais aussi de les accompagner tout au long de leur cycle de formation à l’EDT91.

Alors, l’auteur s’est installé dans sa chambre, avec ses livres, ses photos, ses articles, et ses vies ; pour nous faire voyager par la puissance de sa littérature, aux creux des lits, dans les maisonnettes de la dispute, dans les vents des chemins bordés de prés, d’où résonnent d’entre les arbres, les cloches d’un village jamais très loin de l’oubli.

L’idée d’une trilogie a vu le jour. Une aquarelle de couleurs, qui se chevauchent dans le temps, pour nous révéler les tableaux de nos paysages.

Au regard de ce projet, il m’est apparu très clairement que le travail de plateau, la mise en scène, devait avoir l’apparence d’une esquisse. Une esquisse d’où surgirait les instantanés et les présents du texte.

Il m’a semblé essentiel de mettre en place un work-in-progress où chaque comédien serait le créateur, l’auteur de son jeu. Un work-in-progress où chacun serait en étroite collaboration avec Philippe Minyana, afin que l’inventivité collective questionne par le plateau, le jeu de l’écriture.

 

Deuxième volet de la trilogie : « Ne m'oubliez pas ».

« Ne m’oubliez pas » c’est comme un livre qui, à chaque page, nous raconterait une petite image, celle de Odilon et de Yvette. Ils se tiennent par la main, parce que le monde qui les entoure les sépare. Ils se tiennent l’un à l’autre pour traverser ce poème dramatique qui débute dans la rue aux côtés de SDF, pour nous conduire au cri des révoltes de chacun dans une campagne, là où meurt la mère. Puis tous sont là. Et la beauté du monde survient comme une rédemption, celle de nos tourments.

Jacques David

 

Présenté le vendredi 5 décembre à l'EDT91